Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
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6 juin, par René Merle
En 1935, Ernst Bloch proposa le concept de non-contemporanéité. « Tous ne sont pas présents dans le même temps… Des temps plus anciens que ceux d’aujourd’hui continuent à vivre dans des conditions plus anciennes. »
En mes dernières années, je comprends encore mieux [1] ce qu’il voulait signifier.
Ce qui m’amène à suspendre mes doigts sur le clavier, dans la conscience que ce site n’a pas été inutile, mais qu’il a fonctionné sur un logiciel de plus en plus révolu.
Merci aux fidèles (…)
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5 juin, par René Merle
Je m’en voudrais de ne pas vous laisser réfléchir à ce passage de Costanzo Preve, dans sa Nouvelle histoire alternative de la philosophie, Perspectives libres, 2017, traduit par Yves Branca :
« L’individu produit par le capitalisme avancé se caractérise en effet par une synthèse instable d’omnipotence abstraite et d’impuissance concrète. Omnipotence abstraite, parce que nous vivons, en théorie, dans une société d’individus souverains dont les libres choix déterminent la forme politique et (…)
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4 juin, par René Merle
Allons bon, j’aurais dû tourner ma main sept fois sur le clavier avant d’écrire ce billet : Violences juvéniles urbaines. J’avais tout faux. En effet, j’ai écouté le chœur des responsables LFI et j’ai compris que tout cela était la faute de la police, d’abord parce qu’elle était massivement présente, et donc provocatrice, alors qu’il suffisait de laisser les supporters dans leur liesse, ensuite parce qu’elle a malmené de sympathiques jeunes gens qui ne faisaient que manifester leur joie… (…)
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2 juin, par René Merle
Rue Saint-Vincent, par Steinlen.
On peut toujours ironiser sur le fait qu’Aristide Bruant ait bâti sa fortune de châtelain en chantant, dans sa langue, un petit peuple parisien aujourd’hui disparu.
Il n’importe.
Marc Ogeret chante ici Rue Saint Vincent (la Rose Blanche) :
https://youtu.be/yCwhBbzUHL4?si=MEaX3dKiTNlm487B
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1er juin, par René Merle
Un rapide mot à chaud (c’est l’occasion de le dire !) sur les violences juvéniles qui ont accompagné la victoire du PSG ;
Le RN a de quoi se réjouir, les émeutiers lui ont sans doute apporté pas mal de voix nouvelles.
Naturellement, sociologues, politologues et politiques ne vont pas manquer d’apporter leur lot d’explications, quand, du côté de la gauche radicale ne manqueront pas les justifications, alors que du côté de la droite on pointera les conséquences de l’immigration…
On peut (…)
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1er juin, par René Merle
À propos de l’Historien et de sa vision du présent
La tâche de l’historien est de connaître ce qui s’est passé et d’approfondir sans cesse cette connaissance, en essayant, dans des circonstances données, de comprendre les motivations des acteurs, (ce qui n’est en rien les approuver).
Par définition l’historien ne serait donc pas un homme du présent.
Mais on dit souvent, à juste titre, que l’on ne peut comprendre le présent sans comprendre le passé d’où il naît.
L’historien, par (…)
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25 mai, par René Merle
Un ami m’a dit : « Ton site vire à la guimauve. Qu’est-ce que tu viens nous bassiner avec le musette, alors que le fascisme est à nos portes ! ». J’entends bien, mais en fait de quel fascisme s’agit-il ? Je venais justement de lire ce très intéressant article de mon vieil ami Jean-Paul Damaggio : https://viedelabrochure.canalblog.com/2026/05/le-pcf-l-extreme-droite-et-le-fascisme.html Jean-Paul évoque ici Pasolini, ce qui me renvoie à un article déjà ancien de Denis Collin, « Éloge de Pier (…)
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23 mai, par René Merle
Vu mon âge (et ceux de ma génération doivent comprendre ce qui suit), je suis perplexe devant le sort à venir de cette accumulation de livres et d’archives, qui en quelque sorte reflètent l’itinéraire d’une vie. Mais chaque chose en son temps. En essayant de faire un tri (un de plus), et en commençant par le sommet de la pile, donc le plus récent chronologiquement, je suis tombé sur l’enveloppe électorale me présentant programmes et candidats pour le scrutin municipal de 2026 Je me suis (…)
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21 mai, par René Merle
On parle beaucoup, et en mal, de Patrick Bruel ces temps-ci. Je me garderai de donner des leçons de morale, mais je dirai seulement que je n’ai jamais aimé, musicalement, le Bruel de la Bruelmania d’antan. Et je lui en veux surtout d’avoir massacré une des plus belles chansons musette de notre répertoire : Mon amant de St-Jean. Quel que soit le mépris actuel pour le musette, dont le nom vient de la cornemuse auvergnate qui fit danser le Paris populaire avant que l’accordéon italien de la (…)
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20 mai, par René Merle
Depuis longtemps notre bonne vieille Droite, et plus récemment notre si civilisé Rassemblement national, ont proclamé avoir lavé leur linge sale : « Nous antisémites ? Jamais ! Nous judéophobes ? Jamais ! ». Et des représentants éminents du judaïsme français, au CRIF, de leur faire entièrement crédit. Et Maître Klarsfeld d’affirmer qu’il préfère voter RN que LFI décidément décrétée antisémite. En fait, pour beaucoup d’antisémites de longue date, du moment qu’Israël tape sur des Arabes, (…)