Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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29 décembre 2020, par René Merle
Je viens de relire d’Umberto Eco, L’île du jour d’avant, Grasset, 1996.
Et ce cher Umberto me renvoie à la vieille interrogation que seuls les enfants, grands philosophes sans le savoir, osent poser encore dans leur naïveté première.
Nous, nous faisons en sorte de vivre notre vie sans nous emberlificoter de la sorte, et c’est plutôt la certitude annoncée en premier lieu, celle de la mort, qui nous turlupine...
Mais voyons donc :
« On dit que penser aux origines est le propre du (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
« Le graphologue, il est comme ça mes chéris, il retourne toutes ses phrases comme des doigts de gant, il les fait aller dans un sens et puis dans un autre. Par exemple, il ne pourrait pas parler du désir de l’espérance sans parler aussitôt de l’espérance du désir, et ainsi de suite. Sur l’instant, ça produit un effet intelligent, après quoi on réalise qu’il n’y a pas grand chose à comprendre [1]. »
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29 décembre 2020, par René Merle
J’ai toujours admiré le geste de Julien Gracq, refusant en 1951 de voir son magnifique roman Le rivage des Syrtes figurer dans les favoris du Prix Goncourt, et refusant ce prix qui malgré tout lui avait été attribué. Je recevais ce geste comme la négation de ces classements qui transforment la vie littéraire en course cycliste, classements et récompenses qui sont rituels chez nous, et qui fleurissent encore plus chez nos voisins italiens et espagnols. L’œuvre est œuvre, point final. Mais (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
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"Gaspard" était apparu adolescent presque mutique à Nuremberg en 1828, il mourut après une agression mystérieuse en décembre 1833.
Sur ce mystérieux enfant apparemment sciemment élevé à l’écart de tout contact humain, les hypothèses ont abondé (Internet en regorge).
Sans doute, le Pauvre Lélian [1] y reconnaissait-il un frère… (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Un mot sur Théophile Gautier, l’ami de Baudelaire et l’initiateur du Parnasse... Les lecteurs intéressés par l’histoire de la Seconde République ont pu se reporter à l’abondante documentation publiée sur ce site, et notamment sur l’élection triomphante comme président de la République en décembre 1848 d’un parfait Inconnu, l’aventurier politique Louis-Napoléon Bonaparte, qui bénéficiait seulement de la magie d’un nom, trente-trois ans après la chute de l’Empire. Ce nom de Napoléon et le (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
De la guerre de Troie aux féodaux troubadours, la guerre est autant plaisir qu’affirmation de la virilité. Le jeune Aragon en a bien souligné le vertige. Et le pacifiste hurle... Mais on a beau jeu de répondre au pacifiste intégral, comme on le faisait pour Giono qui refusait que l’on se prépare au combat contre le nazisme : il est nécessaire d’avoir une armée prête à nous défendre contre une attaque, mais alors la guerre que nous mènerons sera propre, en respectant scrupuleusement le droit (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Article publié aujourd’hui sur le Forum de l’Association 1851
Question d’Hygiène
Il y a bien des façons de traiter d’une insurrection vieille maintenant de 171 ans, c’est-à-dire dont le souvenir dépasse celui de la mémoire vivante qui, elle, ne va pas au-delà de trois générations. Un souvenir donc qui procède essentiellement du traitement d’archives et de la remise en circulation publique mémorielle, associative au premier chef tant la célébration officielle nationale a toujours été (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Nostalgie des années 1970 ou plutôt nostalgie des querelles politico-linguistiques et philosophiques, qui agitèrent alors le petit monde intello-parisien d’alors, et qui sont à ranger désormais au rayon des vieilles lunes, je viens de me replonger avec plaisir dans La Septième fonction du langage, de Laurent Binet (Grasset, 2015). Sans doute faut-il être quelque peu initié pour apprécier cette féroce charge potache, mais sans doute aussi cette lecture démystifiante, qui passe en revue les (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
« Sans jamais en avoir la moindre certitude, j’ai longtemps imaginé ces êtres qui captaient le désastre, devinaient la provende, avant qu’ils n’aient lieu. Imaginé cet Amérindien qui le premier vit un vaisseau européen se glisser entre les cayes de son île, et qui perçut d’emblée l’immense clameur des génocides, le basculement du monde qui, avec ce seul premier bateau, achevait de se rejoindre lui-même. A-t-il seulement existé, cet obscur visionnaire ? A-t-il hurlé dans le mur des (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
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