Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
2 décembre 2024, par René Merle
En ce jour du 2 décembre, anniversaire de coup d’État par lequel le premier président de la république instaura le pouvoir personnel, voici quelques rappels historiques sur cette institution dont nous pâtissons tant aujourd’hui.
Même si l’histoire n’est pas d’un intérêt majeur pour la plupart de nos concitoyens, il me paraît indispensable de continuer à éclairer les dits citoyens sur la genèse de l’élection du Président de la République au suffrage universel, tellement est répandue (…)
-
1er décembre 2024, par René Merle
La chronique des Salons a commencé en 1845, avec le premier fascicule publié chez Jules Labitte. En rupture avec son beau-père, et reprenant le nom de sa mère, Baudelaire signe alors : Baudelaire Dufaÿs. Le texte de 1846, dont j’extrais ces quelques lignes, est repris dans : Charles Baudelaire,"Salon de 1846", Curiosités esthétiques, Michel Lévy frères, 1868.
Dans le texte sur Horace Vernet, Baudelaire sur Horace Vernet, le peintre officiel des victoires militaires françaises, Baudelaire (…)
-
29 novembre 2024, par René Merle
Des soucis supplémentaires de santé familiaux m’ont amené pendant quelque temps à rompre le rythme quotidien quasi maniaque de publication sur ce site. Cette pause m’a aussi permis de mesurer l’inanité quelque peu présomptueuse d’une parole qui se veut « citoyenne de base », tant dire son mot sur les affaires françaises et les affaires du monde ne peut en rien influer sur le cours d’événements dont l’enchainement obéit à des forces majeures le plus souvent occultes, ou en tout cas qui (…)
-
28 novembre 2024, par René Merle
Dans la présentation de l’ouvrage du très réactionnaire Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France (1790), qu’un éditeur français publie en 1819, au lendemain du retour des Bourbons, on peut lire : « Les opinions changent avec l’âge (disait M. de Fontanes, pair de France, le 2 mars 1816) ; elles se modifient d’après les situations diverses où l’homme est placé. Tel a consumé sa jeunesse dans les orages des factions, qui devient sage à la fin de sa vie. La modération succède à la (…)
-
19 novembre 2024, par René Merle
J’écivais hier à la fin de l’article Manuel Vásquez Montalbán et la Catalogne, mais pas seulement... : Montalbán fut aussi, et peut-être surtout, un éditorialiste politique et un essayiste d’une grand lucidité sur la réalité et les perspectives de notre monde actuel. Contemporain de Montalbán, à trois années de naissance près, je me suis si souvent retrouvé dans ses analyses d’une évolution où nos convictions et espérances s’étaient progressivement diluées dans un monde que nous ne (…)
-
18 novembre 2024, par René Merle
De temps en temps, je me relis un bon vieux Montalbán (Montalbán première manière seulement) et je repense à la Catalogne. Difficile pour un franco-français de comprendre la réalité catalane, vite renvoyée à un séparatisme égoïste. Encore plus difficile pour d’aucuns occitanistes qui font vainement de cette réalité un modèle pour l’Occitanie fantôme dont ils rêvent. Le nationalisme catalan est né de l’Histoire, et, contre le centralisme madrilène, il a été porté, dans une contradiction (…)
-
17 novembre 2024, par René Merle
Je suis né en 1936, et à mon âge, même si le futur nous interroge toujours, et pour cause, c’est bien trop souvent vers le passé que l’on se retourne.
Alors quelques banalités sur mon adolescence.
Comment ai-je pu la vivre sans téléphone mobile, sans lecteurs numériques portatifs et sans réseaux sociaux, sans jeux vidéo et sans cyberdépendance, voire sans vêtements marques et sans baskets tendances ? Et alors que l’école n’était pas mixte, comment aurais-je pu m’interroger sur le genre ? (…)
-
16 novembre 2024, par René Merle
D’accord ou pas d’accord, un article bien intéressant :
https://www.vududroit.com/2024/11/serie-loccident-est-il-une-cause-perdue-1e-partie/
-
16 novembre 2024, par René Merle
Je reviens une fois encore à mon tropisme baudelairien avec un poème de la première édition des Fleurs du mal, 1857.
La Beauté
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet ainsi que la matière.
Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je (…)
-
15 novembre 2024, par René Merle
L’introduction par Jaurès de l’Histoire socialiste de la France contemporaine (Jules Rouff, 1901), commence ainsi : « C’est du point de vue socialiste que nous voulons raconter au peuple, aux ouvriers, aux paysans, les événements qui se développent de 1789 à la fin du XIXe siècle. Nous considérons la Révolution française comme un fait immense et d’une admirable fécondité ; mais elle n’est pas, à nos yeux, un fait définitif dont l’histoire n’aurait ensuite qu’à dérouler sans fin les (…)