Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
25 août 2024, par René Merle
Une mauvaise manœuvre m’a fait publier avant-hier le début de cet article. Je le reprends et le donne ici en entier.
Andrew Harnik / AFP
J’entends bien des amis et connaissances saluer avec satisfaction la possibilité de battre Trump grâce à l’adoubement démocrate de Kamala Harris. Il est vrai que dans leur presque totalité les médias français les incitent aussi à se réjouir. Au risque de paraître rabat-joie, je dois rappeler que Kamala Harris était la vice-présidente d’un homme qui n’a (…)
-
24 août 2024, par René Merle
J’ai consacré récemment un article à la vaillante lutteuse républicains, socialiste et féministe Jeanne Deroin Femmes socialistes et féministes sous la Seconde République. 1849-1851. Jeanne Deroin. Louise Julien fut une compagne de lutte de Jeanne Deroin, et elle le paya cruellement. Vous trouvez sur le net nombre de biographies. Je renvoie ici à celle du dictionnaire Maitron : Julien. Dès son arrivée en exil en Angleterre, Jeanne Deroin lui dédia un poème. Mais leurs retrouvailles furent (…)
-
23 août 2024, par René Merle
J’écrivais le 15 juillet 2004 sur le site de l’Association 1851 un billet intitulé Coup d’État « démocratique » ? Je n’imaginais pas alors que ce Président tenant du pouvoir absolu, qui prend plus que des libertés avec la légitimité constitutionnelle, oserait saluer ceux qui, en 1851, se levèrent justement contre le viol de la démocratie et de la République Je n’avais ni entendu ni lu le discours prononcé à Bormes (Var) le 17 août 2024 par notre Président. La secrétaire de notre Association (…)
-
22 août 2024, par René Merle
Comment ne pas partager l’interrogation de Pascal Quignard
« Du début à la fin de son histoire, la philosophie fut fascinée par la proximité du pouvoir (par l’ascendant qu’il exerce sur l’esprit de celui qu’il enseigne). Le philosophe est attiré par l’organisation de l’État dans lequel il vit comme le papillon s’attarde et s’acharne autour de la flamme qui luit. Pourquoi le philosophe court-il après le tyran ? Pourquoi Platon s’empresse-t-il vers Denys ? Pourquoi Aristote suit-il (…)
-
19 août 2024, par René Merle
Je l’ai écrit cent fois sur ce site, la Constitution de notre Cinquième République a été directement inspirée par la Constitution dont se dota la jeune Seconde République en 1848, qui créa la fonction de Président élu au suffrage universel (alors masculin). Un Président avatar des monarques précédents, puisqu’il disposait de l’exécutif et des forces armées, et se plaçait au-dessus du pouvoir législatif. On sait que ce premier Président y prit tellement goût, qu’un an avant la fin de son (…)
-
15 août 2024, par René Merle
Comme l’écrivait le 12 août le politologue Stéphane Rozès,
"La réussite du spectacle artistique et olympique va rendre le spectacle politique plus insupportable encore [1]".
Réussite que dans son hybris notre président utilise pour appeler à une union nationale sous sa houlette, union nationale mais excluant les représentants de plus de la moitié des électeurs. Ce qui revient à former un gouvernement représentant les vaincus de ces législatives (droite et macronistes) que notre monarque a (…)
-
13 août 2024, par René Merle
Je ne voudrais pas être mis dans le lot de ceux que Mme Hidalgo, qui préside au destin de notre capitale, a appelé élégamment les « peine à jouir ». Mais quand même… On peut aimer le sport, aimer la compétition, apprécier la convivialité et la joie collective sans pour autant galvauder le beau sens originel du mot « enthousiasme » par des démonstrations d’un grégarisme sidérant, puisque célébrer une événement, et si possible, une victoire, c’est désormais « faire la fête », c’est-à-dire, (…)
-
9 août 2024, par René Merle
Je lis dans le Monde de ce jour : Je n’ai rien contre le sport, individuel ou collectif, dont j’ai été pratiquant. Ceci dit pour que les choses soient claires. Je m’en voudrais de gâcher le plaisir de ceux ne pratiquent guère, mais qui aiment regarder les sportifs, vibrer à la compétition, consommer à longueur de journée des disciplines innovantes, se maquiller tricolore et sauter sur place, en hurlant, chanter la Marseillaise (ont-ils conscience de ce qu’en disent les paroles ?) s’enivrer (…)
-
3 août 2024, par René Merle
Quelques mots en ricochet à l’article JO et commémorations. Un article qui fait réfléchir :
Au risque de fâcher bien des lecteurs de ce site, je dois dire que, échaudé par la commémoration festive post moderne du 14 juillet 1989, dont les anciens se souviennent peut-être, je ne me suis pas résolu à regarder la cérémonie d’ouverture des JO. Mais l’évocation médiatique du scandale provoqué par le tableau Festivité, reçu en parodie de la Cène de Léonard de Vinci, m’a incité à aller y voir de (…)
-
1er août 2024, par René Merle
Lu ce matin sur le site de mon ami Louis Vaisse :
http://sianpouli.blogspot.com/2024/07/manouchian-et-les-jo.html