Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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29 décembre 2020, par René Merle
Je donne ici un extrait du début de l’essai Victor-Marie, Comte Hugo un magnifique texte de critique littéraire que Péguy publia en octobre 1910, et que vous pouvez lire facilement sur Internet et dans les publications de Gallimard NRF (1934) et Fario (2014). Ce ne sont pas les pages consacrées à la littérature française qui m’intéressent ici, mais la franche séparation sociologique affirmée par Péguy à l’égard de son grand ami Daniel Halévy, dont une brouille passagère venait de l’éloigner. (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
À la charnière du troisième au quatrième âge, il n’est pas étonnant de voir, comme un arbitre qui s’installerait sur le terrain une fois la partie finie, Docteur Freud occuper le champ de ce qui fut une vie qui ne semblait pas écrite d’avance. Et le voici qui convoque son saucissonnage : Le Moi qui a fait ce qu’il a pu sans toujours savoir où il allait, sans savoir dans sa conscience qu’il englobait aussi le préconscient et qu’il était en partie inconscient. L’idéal du moi qui a pris de (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’extrais ces quelques lignes du passionnant ouvrage de Yves Michaud sur l’Art, car, me semble-t-il, elles touchent à notre expérience commune devant l’inévitable et l’inattendu de la mort. Je viens encore d’en faire la douloureuse constatation avec le décès inattendu d’une très chère amie, à peine sexagénaire, qui était fidèle lectrice et commentatrice de ce site. La période n’est peut-être pas la plus propice à ce genre de réflexion, mais je pense, tout au contraire, que cette lucidité ne (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Quand tant de beaux esprits se proclament philosophes et en sont souvent médiatisés sans le moindre souci du rapport de leur pensée (?) à la vraie réalité des humains, je repense à ce qu’écrivait Simone Weil à l’historien du catharisme Déodat Roché (23 janvier 1941), à propos des manichéens cathares : " Il y a chez les manichéens quelque chose de plus que dans l’antiquité, du moins l’antiquité connue de nous, quelques conceptions splendides, telles que la divinité descendant parmi les hommes (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Voici un extrait de la préface de Paul Valéry au livre d’Antonio Ferro, Le Portugal et son Chef (Janvier 1934). Homme de culture fasciné par les fascismes européens, Antonio Ferro était le chantre et le propagandiste du dictateur Salazar qui mettait alors en place au Portugal le régime autoritaire, conservateur, catholique et nationaliste de L’Estado novo (l’État nouveau). Valéry, né en 1871, était alors au faite de sa gloire de penseur et de poète quasi officiel. Sa réflexion a donc pu (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
De voir la violence subite du volcan des Açores devrait nous rappeler que nous vivons sur une écorce terrestre qui n’a cure de nous, les habitants de la Californie, de l’Ombrie ou de Nice le savent ou devraient le savoir…
De voir à l’improviste un virus prendre possession de nos corps devrait nous rappeler que si nous faisons partie des espèces carnivores, d’autres espèces ont besoin de notre chair…
De voir défiler en ligne les fourmis travailleuses et tout aussi guerrières que nous (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
La Commune de Paris, on le sait ou l’on devrait le savoir, est née du refus de la capitulation après le terrible siège de Paris par les Prussiens. On ne peut séparer son espérance sociale de son patriotisme.
Aussi Charles Péguy écrit-il dans Notre Jeunesse, (juillet 1910) : « Le 18 mars [1] même fut une journée républicaine, une restauration républicaine en un certain sens, et non pas seulement un mouvement de température, un coup de fièvre obsidionale, mais une deuxième révolte, une (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Peut-être, par les temps qui courent, peut-être n’est-il pas inopportun de rappeler ce propos du grand Elisée Reclus (1830-1905), géographe, philosophe, Communard et théoricien anarchiste :
" Pourquoi sommes-nous anarchistes ? Les quelques lignes qui suivent ne constituent pas un programme. Elles n’ont d’autre but que de justifier l’utilité qu’il y aurait d’élaborer un projet de programme qui serait soumis à l’étude, aux observations, aux critiques de tous les révolutionnaires communistes. (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Nietzche écrivait en 1888, à propos de son règlement de compte avec Wagner : « Le philosophe en moi protestait contre le décadent ».
Vous lirez facilement sur internet cette fort intéressante analyse.
Mais laissons le cas particulier Wagner, pour nous en tenir à cette assertion qui ne peut manquer d’interroger sur le statut de la philosophie et la place du philosophe dans la société :
« Qu’exige un philosophe en premier et en dernier lieu de lui-même ? De vaincre en lui-même son époque, (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
En 1904, Paul Lafargue, gendre de Marx et cofondateur du Parti ouvrier avec Jules Guesde, publia un court opuscule, qui tranchait avec la prudence avec laquelle bien des socialistes d’alors traitaient de la condition féminine, en ignorant la formule d’Engels selon laquelle les femmes furent et demeurent la première classe opprimée. Paul Lafargue,La question de la femme, Éditions de l’Œuvre nouvelle, 1904. Cette claire mise au point mérite lecture. Vous la trouverez facilement en support (…)