Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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27 décembre 2020, par René Merle
Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère...
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27 décembre 2020, par René Merle
C’est dans le grand journal populaire d’Émile de Girardin, La Presse que Balzac, le 25 octobre 1846, donne enfin son Avant-Propos à la Comédie humaine, présentation qu’il mûrissait depuis 1842.
J’en extrais ces quelques lignes.
« Le créateur ne s’est servi que d’un seul et même patron pour tous les êtres organisés. L’animal est un principe qui prend sa forme extérieure, ou, pour parler plus exactement, les différences de sa forme, dans les milieux où il est appelé à se développer. Les (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Depuis 1966, un peu fatigués mais toujours vaillants et ostentatoires, je peux voir sur un rayon de la bibliothèque les 16 tomes du L’œuvre de Balzac que le Club français du livre venait de proposer à ses souscripteurs, dont j’étais. J’avais trente ans, et c’était l’âge pour un jeune prof. où la boulimie de la découverte passait par les compilations et les encyclopédies, acquisitions bien préhistoriques aujourd’hui pour qui penser retrouver tout le savoir du monde sur la vitrine de son (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Illustration des Misérables, Hetzel, édition de 1869
« A force d’aller en avant, il parvint au point où le brouillard de la fusillade devenait transparent.
Si bien que les tirailleurs de la ligne rangés et à l’affût derrière leur levée de pavés, et les tirailleurs de la banlieue massés à l’angle de la rue, se montrèrent soudainement quelque chose qui remuait dans la fumée.
Au moment où Gavroche débarrassait de ses cartouches un sergent gisant près d’une borne, une balle frappa le cadavre. (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
L’avocat général à la Cour de cassation Arthur Desjardins ne brillait pas par des sympathies socialistes et révolutionnaires ! Cependant, voici ce que l’on peut lire dans son P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrine, Paris, Perrin, 1896, t. I, à propos de la langue du grand théoricien révélée dès son premier ouvrage de 1840 : Qu’est-ce que la propriété ? ou Recherche sur le principe du Droit et du Gouvernement [1]
« Cette argumentation puissante est rehaussée par la magie du style. (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
J’ai plusieurs fois évoqué sur ce site l’œuvre du grand chansonnier et poète libertaire Gaston Couté (1880-1911), dont la plus grande partie est écrite (et chantée) en patois beauceron proche de la vallée de la Loire.
Je ne saurais trop vous inviter à visiter le beau site qui lui est consacré : http://gastoncoute.free.fr
Voici une de ses plus célèbres chanson, texte extrait de ce site (quelques menues modifications dans la chanson ci-dessous) :
LE CHAMP DE NAVIOTS
L’matin, quand (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Au moment où sont restituées à la République du Bénin des pièces amenées en France, après le pillage en 1892 du palais de Béhanzin, roi d’Abomey, par les troupes coloniales françaises, j’ai eu envie de relire le texte de cette allocution que prononça Hugo, le 18 mai 1879, lors d’un banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage, cérémonie qu’il présidait, en réponse à Victor Schœlcher, l’auteur du décret de 1848 abolissant l’esclavage. L’allocution est bien connue des connaisseurs (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Baudelaire, "Salon de 1859", Curiosités esthétiques, Michel Lévy frères, 1868
Voici comment Baudelaire réagit à la première des grandes révolutions de l’image qui allaient bouleverser notre vision du monde et notre relation esthétique au monde : « Dans ces jours déplorables, une industrie nouvelle se produisit, qui ne contribua pas peu à confirmer la sottise dans sa foi et à ruiner ce qui pouvait rester de divin dans l’esprit français. Cette foule idolâtre postulait un idéal digne d’elle (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
La situation actuelle m’amène à revenir et réfléchir sur ce qu’écrivait Péguy à propos des intellectuels. J’extrais ces quelques lignes de De la situation faite au parti intellectuel dans le monde moderne devant les accidents de la gloire temporelle, Les cahiers de la quinzaine, Paris 1907, où il revient sur la violente attaque de l’Action française contre "le parti intellectuel" qui par sa mobilisation avait permis qu’éclate "l’Affaire Dreyfus" après sa condamnation. Bien sûr, c’est tout (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Un article du poète et philosophe de Carcassonne