Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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27 décembre 2020, par René Merle
J’ai évoqué récemment le Jules César de Shakespeare, à propos de la servitude volontaire et du tyrannicide libérateur : À propos de la Servitude volontaire et du tyrannicide : Jules César
Mais puisque Jules César il y a, je vais aujourd’hui voir du côté de Bertolt Brecht, et de son roman inachevé Les affaires de Monsieur Jules César, roman initié lors de son exil au Danemark en 1938-1939, et publié en 1957 à Berlin après la mort de l’auteur (1956) : Die Geschäfte des Herrn Julius Caesar. (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Du 20 septembre au 3 novembre 2019, au théâtre du Vieux Colombier (Comédie française), Rodolphe Dana, en donnant de Shakespeare un Jules César qui a fait date, a relancé l’intérêt sur une pièce puissante et complexe. Intérêt jamais démenti. Ceux de ma génération se souviennent peut-être de l’adaptation cinématographique de Mankiewicz en 1953, Julius Cæsar, avec notamment Marlon Brando.
The Life and Death of Julius Caesar, ou The tragedie of Julius Cæsar aurait été jouée pour (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
J’émettais il y a peu quelques réserves sur un traitement audio-visuel récent de l’œuvre d’Homère. J’y reviens, en me demandant une fois de plus si, à force de nous raconter l’œuvre - résumé agréementé d’images -, on incitera quand même le téléspectateur à la lire ? Seuls ceux qui ont étudié le grec antique (et ce n’est pas mon cas) ont l’accès vrai aux vers du vieil aède (si tant est qu’il n’y ait eu qu’un seul Homère). Quoiqu’il en soit, avec d’abondants accompagnements érudits, le texte (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Cf. : Jean-Pierre Vernant, celui qui se souvient - Mnèmosunè
Μνημοσύνη, fille d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), avait inventé les mots, elle avait donné un nom à chaque chose. Et ainsi les hommes purent s’exprimer et garder en mémoire leurs faits et gestes, pour toute éternité : « μνήμη, mnêmê », le souvenir, la mémoire.
Le culte de Mnémosyne offrait des eaux pour la mémoire, mais aussi des eaux pour l’oubli (Léthé).
Il semble bien que souvent nos politiques ont plutôt recours (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Je pointais dans un article récent cette évidence que l’on peut aimer l’œuvre homérique, sans savoir qui était Homère. Mais on peut difficilement l’apprécier si l’on ignore ce que la science historique nous dit de son temps… Voici par exemple ce que nous en dit le grand Jean-Pierre Vernant : « Homère, pour nous, c’est tout simplement l’auteur de deux gros volumes que nous considérons comme des textes. Comme des textes au même titre que d’autres textes littéraires. Aux yeux des Grecs, (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Si je compare mes lointains souvenirs de voyages à ce que je peux découvrir aujourd’hui par l’image des pays jadis parcourus, je ne peux que constater, ne serait-ce que dans l’urbanisme, (ah, la multiplication universelle des tours les plus prétentieuses et les plus spectaculaires), une uniformisation du cadre de vie dans lequel évoluent les mille visages diversement colorés de l’Homo Sapiens que nous sommes. Ce qui me fait penser aux ruines romaines que j’ai pu rencontrer en voyageant tout (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
Il y a dans ma bibliothèque un ouvrage qui ne s’y serait jamais trouvé si je n’avais pas signé mon ouvrage sur l’insurrection varoise de 1851 à la fête du livre de Toulon. Je signais à côté de l’historien Yves Roman, qui présentait son Marc Aurèle. L’empereur paradoxal, Biographie Payot, 2013. (Marc Aurèle, né en 121, régna de 161 à sa mort en 180). Quiconque a fait l’expérience de ce genre de situation sait qu’une sorte de syndrome de Stockholm peut s’installer entre des gens que rien ne (…)
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27 décembre 2020, par René Merle
En contre champ des enthousiasmes de 1936
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27 décembre 2020, par René Merle
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27 décembre 2020, par René Merle
L’Association 1851 n’a pas vocation à s’engager dans le terrain politique, mais elle se renierait si, dans la fidélité aux valeurs que défendaient les Républicains de 1851, elle ne participait pas aux nécessaires prises de conscience citoyennes d’aujourd’hui. Une de ces prises de conscience concerne directement le sort des Communes, ancestrales matrices de notre démocratie. Nous avons souvent souligné ici combien l’insurrection de 1851 s’inscrivait dans ce cadre communal, où le peuple, « (…)