Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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20 octobre 2020, par René Merle
Le bon papy Pétain connaît un renouveau de popularité (si tant est qu’il l’ait jamais perdue) parmi bien des Français qui se reconnaissent de droite et d’extrême droite J’ai souvent sur ce site évoqué l’ignoble persécution des Français et étrangers désignés comme Juifs par le gouvernement du Maréchal Pétain, auquel les parlementaires français avaient cru bon confier « l’État français » le 10 juillet 1940. Rappelons que le Statut des Juifs, qu’il avait initié le 3 octobre 1940, excluait les (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
55 ans après sa disparition, la lecture de André Breton me stimule toujours. Hier, je me suis donc replongé dans mon vieil exemplaire de Manifestes du surréalisme, paru et acheté en 1963, en un temps où les « poches » de la collection Idées de la NRF tenaient dans nos librairies la part belle sur les rayons des sciences humaines et des idéologies. Autres temps, autres mœurs. Je dira seulement un mot ici du Second Manifeste du Surréalisme, paru en 1930 aux éditions KRA (Breton a 34 ans) un (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Quelques lignes extraites du très intéressant article du grand critique Albert Thibaudet, publié en 1919. À discuter et à mettre en rapport avec l’actuelle production romanesque, éditée ou télévisuelle...
« Le roman romanesque n’est d’ailleurs pas très facile à définir. Pratiquement, c’est le roman qui satisfait l’esprit romanesque, c’est-à-dire imagine et fait imaginer l’amour non comme venu d’un intérieur et mêlé à la trame ordinaire de la vie, mais descendu par un vol inattendu de la (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Je poursuis ici la réflexion ouverte par l’article Droite / Gauche et Union nationale
On peut lire en première page de L’Humanité du 29 juillet 1937 : "Le Parti unique se fera ! La délégation du Parti communiste au Comité d’Entente est heureuse de constater le rapprochement des points de vue exprimés par le Parti socialiste et le Parti communiste en ce qui concerne la réalisation du Parti unique de la classe ouvrière. En proclamant au congrès de Marseille que le Parti unique devrait (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Émile Henriot, le maître de la critique littéraire du temps, et du Temps journal de référence alors s’il en fut, exécute ainsi (4 novembre 1942) le roman de Camus trois mois après sa parution :
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20 octobre 2020, par René Merle
Camus, L’étranger. L’envie m’est venue de reprendre mon veux folio bien écorné (1957, j’avais 21 ans), abandonné depuis pour cause notamment de saturation d’utilisation scolaire. Et l’ouvrage m’est revenu dans sa première fraîcheur, et dans l’inépuisable de ses interprétations.
Du coup, l’envie m’est venue de lire les critiques que le roman avait pu susciter « à chaud », après sa publication par Gallimard en juin 1942, en pleine guerre donc.
En voici la première, qui se voulait une bonne (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
En complément à l’article Poésie, prose poétique, ou prose prétentieuse en « vers libres » ?, je redonne ici ce texte d’André Breton, une des plus belles litanies amoureuses non rimées que je connaisse.
Union libre
Ma femme à la chevelure de feu de bois Aux pensées d’éclairs de chaleur A la taille de sablier Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d’étoiles de dernière grandeur Aux dents d’empreintes de souris blanche sur la (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
J’ai déjà évoqué le journaliste André Rousseaux : "L’Étranger" de Camus exécuté par André Rousseaux, 1942. Jusqu’à la guerre journaliste dans la presse d’extrême droite (l’Action française, Candide, Je suis partout), André Rousseaux est désormais en 1941 chroniqueur littéraire au Figaro. Politiquement, il se situait donc à l’opposé de Louis Aragon, qui jusqu’à l’interdiction du Parti communiste en était une des figures marquantes. Mais en 1941 il commente un recueil de poèmes d’Aragon, (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Si vous avez envie de lire la très longue étude où Sartre, en professeur quelque peu supérieur, explique à Camus ce qu’en définitive il a voulu dire, allez donc à :
https://www.retronews.fr/journal/les-cahiers-du-sud/01-fevrier-1943/717/2001575/1
L’article est paru dans Les Cahiers du Sud, qui, vaillamment depuis Marseille, faisaient contrepoids à la nrf de Drieu la Rochelle.
En voici l’entame :
On lira avec grand profit l’article de Jacques Deguy, "Sartre lecteur de l’Étranger" : (…)
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20 octobre 2020, par René Merle
Recension d’André Rousseaux, 18 juillet 1942, c’est-à-dire au lendemain de la parution du roman :
Le chroniqueur littéraire du Figaro, André Rousseaux, était un journaliste d’extrême droite, qui avait collaboré à L’Action française et à Je suis partout. Mais ne nous y trompons pas, quand il écrit cette critique depuis Dieulefit (Drôme), où il s’est réfugié en avril 1942, il a des contacts étroits avec la Résistance si forte dans la vieille cité protestante, y côtoie Aragon, dont il avait (…)