Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
20 octobre 2020, par René Merle
Voici quelques articles anciens qui peuvent vous éclairer sur mon rapport à l’Allemagne.
D’abord deux articles de 2017 :
L’autre Allemagne. le bouillonnement politique et culturel du temps de la République de Weimar
« Un phare culturel européen. En filigrane de la très sage, très conservatrice et quelque peu donneuse de leçons RFA, on peut encore, suivant l’angle d’attaque du regard, exhumer l’image monstrueuse du nazisme, et, par là même, dans l’exhumation de cette ignominie, (…)
-
20 octobre 2020, par René Merle
Le 10 juillet 1932, Alfred Einstein écrivait à Sigmund Freud, en lui demandant s’il existait un moyen d’affranchir les hommes de la menace de la guerre, et en constatant l’inefficacité du tribunal des nations qu’aurait dû être la Société des Nations. En voici un extrait :
« Pour moi qui suis un être affranchi de préjugés nationaux, la face extérieure du problème en l’espèce, l’élément d’organisation m’apparaît simple : les Etats créent une autorité législative et judiciaire pour (…)
-
20 octobre 2020, par René Merle
Un itinéraire social-démocrate
-
19 octobre 2020, par René Merle
La pétition du 2 décembre 1995. Un soutien de poids à la réforme Juppé.
Le déclenchement de l’immense mouvement de grève de la fin 1995, la solidarité populaire dont il a joui immédiatement, montrèrent au gouvernement d’Alain Juppé décideurs que la partie, imprudemment engagée était loin d’être gagnée. Il lui fallait impérativement gagner la bataille de l’opinion. Non seulement les grévistes étaient taxés d’irresponsabilité, mais les intellectuels qui les soutenaient, comme Pierre (…)
-
18 octobre 2020, par René Merle
Enfonçons quelques portes ouvertes au sujet du Peuple souverain et de la démocratie
Jean de la Bruyère, Les Caractères, "Du souverain ou de la république", 13 : "Le caractère des Français demande du sérieux dans le souverain." C’était en 1688, au temps du Roi Soleil... On ne choisissait pas le souverain, mais on voulait qu’en respectant sa fonction, il respectât ceux qu’il gouvernait... Toujours vrai aujourd’hui ? Pas si sûr. Depuis 1958, le peuple français choisit le souverain. "La (…)
-
18 octobre 2020, par René Merle
Pressé de se donner une légitimité, le Gouvernement provisoire avait fixé les élections législatives au 9 avril. La Société Républicaine centrale (blanquiste) lui adressa le 6 mars une pétition demandant l’ajournement des élections. Elle resta sans réponse et la Société adressa une seconde pétition le 14 mars. Je donne ici les deux textes présentés dans Auguste Blanqui, Textes choisis, Éditions sociales, 1971, textes qui traitent de façon très claire de la légitimité du suffrage universel (…)
-
15 octobre 2020, par René Merle
Oui, "Primaires" à LFI, un candidat...
J’imagine que les adhérents de LFI vont être sensibles à cette démarche quelque peu plébiscitaire...
Libération, 14 octobre 2020
-
14 octobre 2020, par René Merle
Quelle avalanche de pétitions ! Dans Jonas ou l’artiste au travail, Camus raillait déjà le microcosme de la pétition, une manie chez ces intellectuels qui, disait-il, délivrent leur conscience à coups de signatures (manie à laquelle il a pourtant souvent cédé). Qu’aurait-il écrit aujourd’hui, où, entre autres, la fine fleur de l’intelligentsia de la gauche et de l’écologie, mouvance extrêmement… mouvante, ne cesse de nous solliciter pour de nobles causes, et particulièrement de causes (…)
-
12 octobre 2020, par René Merle
Quelques mots jetés dans le vide une fois de plus. Avons-nous vraiment besoin d’un Président ? Alors que notre vie sociale se rétrécissait comme peau de chagrin par le confinement, j’avais cru trouver un recours à l’isolement en m’inscrivant à Facebook (que j’avais toujours superbement ignoré). Après quelques mois d’expérience, j’ai arrêté. Non que je méprise ce qu’il peut apporter comme clins d’œil du quotidien, souvent poussés jusqu’au nombrilisme innocent, mais il se trouve que la plupart (…)
-
25 septembre 2020, par René Merle
Les historiens ous expliquent par quel long engrenage on en arriva au déclenchement de la [guerre de 1914-191>mot19], guerre civile européenne qui jeta dans la tuerie des millions de jeunes européens « civilisés », qui ne se connaissaient pas et n’avaient personnellement aucune raison de s’entretuer. Mais, comme l’écrivait Anatole France en 1922, « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». Cf. : 1922 - Anatole France - On croit mourir pour la Patrie...
Une des (…)