Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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27 juillet 2023, par René Merle
" Comparaison des chrétiens des premiers temps avec ceux d’aujourd’hui", Hachette, 1913, Œuvres complètes (1871), tome II (p. 34-37).
Il fonde à tout le moins cet appel à une conviction fondée sur la réflexion personnelle et l’éducation, en constatant " Qu’en l’Église naissante on enseignoit les catéchumènes, c’est-à-dire ceux qui prétendoient au baptême, avant que de le leur conférer ; et on ne les y admettoit qu’après une pleine instruction des mystères de la religion, qu’après une (…)
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24 juillet 2023, par René Merle
Le 22 juillet dernier, j’écrivais dans l’article Le syndrome marseillais que les événements marseillais anticipaient souvent une crise nationale. Le Directeur général de la police nationale et le Préfet de police de Paris viennent de le confirmer en condamnant publiquement la décision de justice plaçant en détention provisoire un policier marseillais, et ce pour l’heure sans la moindre réaction du Ministre de l’Intérieur et a fortiori du Président..
Je vous renvoie à ce que j’écrivais le (…)
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23 juillet 2023, par René Merle
Freud. Voici la conclusion de Malaise dans la civilisation, 1929.
« La question du sort de l’espèce humaine me semble se poser ainsi : le progrès de la civilisation saura-t-il, et dans quelle mesure, dominer les perturbations apportées à la vie en commun par les pulsions humaines d’agression et d’autodestruction ? A ce point de vue, l’époque actuelle mérite peut-être une attention toute particulière. Les hommes d’aujourd’hui ont poussé si loin la maîtrise des forces de la nature qu’avec (…)
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23 juillet 2023, par René Merle
Cf. : Montaigne et ses langues ? Plurilinguisme
Encore un mot sur le plurilinguisme, pas celui des "éduqués" qui ont acquis l’anglais international et en font blason, mais celui des "simples gens" que les nécessités de la vie forçaient à pratiquer plusieurs langues, sans qu’ils y voient malice ou difficulté. Je peux en prendre comme exemple ma grand-mère paternelle, née Parenti en Toscane, venue en France à l’âge de 17 ans à la Seyne (Var) où elle épousa presque aussitôt un ouvrier des (…)
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22 juillet 2023, par René Merle
Cet article est également paru sur le site https://la-sociale.online
Dans mes articles traitant d’histoire, qui courent de la pré-Révolution au proche Hier, j’ai souvent écrit que, à sa façon, par des épisodes apparemment seulement locaux, Marseille anticipait des événements qui allaient ensuite se révéler dans toute leur dimension nationale. Peut-être ce qui vient de se passer dans l’isolat phocéen doit-il être considéré comme une alerte sur le sismographe annonçant le cataclysme (…)
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22 juillet 2023, par René Merle
Edgar Quinet, entame de « Poètes de l’Allemagne – Henri Heine », Revue des Deux Mondes, T.1, 1834.
« Dormez-vous, ou veillez-vous, ma sœur ? c’est ce que nous sommes toujours tentés en France de demander à l’Allemagne. S’est-elle assoupie cette fois pour cent ans dans sa forêt, cette belle au bois dormant, que personne n’en a plus de nouvelles ? n’a-t-elle plus de noms à nous apprendre, plus de rêves, plus de fantômes à ses balcons, plus de systèmes, plus de poèmes, plus de chants à (…)
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21 juillet 2023, par René Merle
En promouvant une politique ultra-libérale de contraintes budgétaires et de mise en concurrence généralisant, entraînant la mise à bas de nos services publics et de notre service de santé, la construction européenne nous a fait entrer dans un nouveau monde, où la souveraineté des États s’efface devant une structure super étatique de plus en plus fédérale. En dernière analyse, c’est de cette impossibilité d’échapper au carcan européen que le président Macron a justifié et imposé sa réforme (…)
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21 juillet 2023, par René Merle
Dans son allocution du lendemain de la promulgation de la réforme des retraites, le Président Macron l’a une fois de plus justifiée en évoquant la nécessaire mise en équilibre du système dans une France vieillissante. Un peu auparavant, il avait laissé percer un coin de l’oreille en indiquant que les économies ainsi réalisées permettraient de financer des chantiers en cours comme la santé et l’école. Mais c’est dans son allocution dernière avant l’adoption autoritaire de la réforme que la (…)
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20 juillet 2023, par René Merle
Les vicissitudes de la vie moderne font que je suis, comme vous sans doute, amené à recevoir, et souvent dans l’urgence, des réparateurs et vérificateurs de tous les objets de notre quotidien. Certains sont artisans ou free lance. Mais les plus nombreux sont salariés de ces petites sociétés spécialisées qui emplissent les pages d’Internet, et qui, toutes réunies, sont sans doute un des plus gros employeurs de main d’œuvre dans notre hexagone où les concentrations ouvrières sont de moins en (…)
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20 juillet 2023, par René Merle
Stendhal, Mémoires d’un touriste, 1838 « Béziers, le 13 septembre 1837. En parcourant ces petites rues étroites et sombres de Béziers, je me suis rappelé le sac de cette ville, et le propos du chef catholique : Tuez toujours, Dieu reconnaîtra les siens. Nous ne sommes pas si loin de ce temps-là, n’avons-nous pas le mot contemporain, à propos des sacrilèges : Il faut les renvoyer devant leur juge naturel ! Et cet autre mot, presque aussi célèbre : Pour gouverner un département, il ne faut (…)