Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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4 décembre 2025, par René Merle
De la sagesse de la Copla flamenca :
No hay murallita en el mundo
Que pueda resistir al tiempo,
Que todo en esta vida
tiene, al fin, su acabamiento.
Il n’y a de (petite) muraille au monde
Qui puisse résister au temps,
Car tout dans cette vie
a une fin
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1er décembre 2025, par René Merle
Tous les chemins vont vers la ville. Du fond des brumes, Là-bas, avec tous ses étages Et ses grands escaliers et leurs voyages Jusques au ciel, vers de plus hauts étages, Comme d’un rêve, elle s’exhume. Là-bas, Ce sont des ponts tressés en fer Jetés, par bonds, à travers l’air ; Ce sont des blocs et des colonnes Que dominent des faces de gorgones ; Ce sont des tours sur des faubourgs, Ce sont des toits et des pignons, En vols pliés, sur les maisons ; C’est la ville tentaculaire, Debout, Au (…)
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23 novembre 2025, par René Merle
Depuis mon infinitésimale place de citoyen lambda, qu’il me soit permis d’exprimer toute mon inquiétude devant la paranoïa guerrière entretenue par nos dirigeants européens et nationaux, dont l’injonction récente du chef des Armées, le général Mandon, aux maires de France, leur signifiant que « si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, alors on est en risque », est la plus récente concrétisation. Propos que le Président a fait immédiatement sien, (…)
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21 novembre 2025, par René Merle
photo Paul Cresp
Au-delà de ce deuil terrible, je reviens sur ce qui me rendra à jamais Colette si vivante et si précieuse. Colette, la fille de paysans se forgeant une culture dans ce Lycée de Digne où des filles de la soi-disant bourgeoisie la snobaient, et ce sentiment de classe qui ne l’a jamais quittée. Colette la rouge, la militante communiste avec laquelle j’ai été en complicité par notre participation dans les premières années 1990 à la page occitane du journal communiste La (…)
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21 novembre 2025, par René Merle
Cf. Un exemple de mémoire oubliée, XIVème siècle
Je sais que ça fait très ringard d’essayer d’éclairer la situation présente par des références anciennes, a fortiori si elles sont communistes, mais l’éparpillement stérile de de ce qui, à tort, est encore appelé la Gauche, et la stérilité des entreprises de regroupement « à la base » m’incite vraiment à essayer d’y voir plus clair. C’est pourquoi, à propos d’organisation, j’ai relu Que faire ? de Lénine, 1902, non pas comme un mantra, mais (…)
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20 novembre 2025, par René Merle
Un exemple de mémoire oubliée, tellement les événements de ce temps nous semblent n’avoir aucun rapport avec nous. Peut-on imaginer ce que fut la vie de nos prédécesseurs dans cet effroyable milieu du XIVème siècle ? La guerre franco-anglaise dite de 100 ans débute en 1337, elle est interrompue en 1348 par l’épouvantable épidémie de peste noire qui va tuer un tiers de la population. Les hostilités reprennent, la noblesse française vaincue par l’armée anglaise disciplinée et perd son prestige (…)
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19 novembre 2025, par René Merle
La poétesse allemande anti-nazie Rosa Holt, réfugiée en France, y écrivit ce poème inspiré de la ronde enfantine de même nom, terrible poème anti-guerre que, hélas, le proche avenir confirma. Henri Goublier le mit en musique. Rosalie Dubois la chante ici. https://youtu.be/hQVpWcT4IqM?si=cS2Ztwzbf1QaA6GI Vous la trouverez plus bas interprétée par Yves Montand, que je sollicite rarement sur ce site, car son basculement vers l’ultralibéralisme m’a tellement attristé. Qu’on ne s’y trompa (…)
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18 novembre 2025, par René Merle
Dans un article récent, j’évoquais De la mutation communiste.. Mais qui se souvient encore du communisme aujourd’hui ? Et même, pour les plus jeunes, qui connaît le mot ? Rien d’étonnant dans une société où, pour le plus grand nombre, la frénésie du présent a supprimé tout intérêt réel pour le passé. Je reviens à ce propos sur cet énigmatique prédiction de Montaigne, plusieurs fois citée sur ce site « Ce sera beaucoup si, d’icy à cent ans, on se souvient en gros que, de notre temps, il y a (…)
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17 novembre 2025, par René Merle
Quiconque a regardé le soleil fixement
Croit voir devant ses yeux voler obstinément
Autour de lui, dans l’air, une tache livide.
Ainsi, tout jeune encore et plus audacieux,
Sur la gloire un instant j’osai fixer les yeux :
Un point noir est resté dans mon regard avide.
Depuis, mêlée à tout comme un signe de deuil,
Partout, sur quelque endroit que s’arrête mon oeil,
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Quoi, toujours ? Entre moi sans cesse et le bonheur !
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17 novembre 2025, par René Merle
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Mystères du cycle éternel de la vie.
Ainsi disait l’agnostique Henri Beyle :
:
Grande (ou banale) vérité, puisque, semble-t-il, les membres de l’espèce humaine seraient les seuls qu’il va falloir mourir.
Mais aussi désespérant que ce doit, ce constat n’a pas empêché Beyle de vivre sa vie, non pas en égoïste, mais en égotiste.
Au vu de la disparition rapide de mes amis et connaissances, je me dis que, plutôt que paniquer, il faudra (…)