Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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1er janvier, par René Merle
Après les saturnales de fin d’année sous les auspices du dieu primordial Saturne, le 1er janvier, qui était pour eux le premier jour de l’année, les Romains célébraient Janus, l’autre dieu premier, l’antique Ian, le dieu des passages et des choix. Janus Bifrons regardait autant le passé que l’avenir. Notre Janvier en conserve le nom. Ainsi sommes-nous, nous aussi, en ce premier janvier 2026, bifrons. Dans la connaissance et la non-connaissance. Le temple de Janus était rituellement fermé (…)
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31 décembre 2025, par René Merle
Pour terminer l’année, une chanson de Federico García Lorca, que j’ai déjà présentée il y a bien longtemps.
J’ai découvert à la fin de mon adolescence ces chants qui me semblaient exprimer ce que j’imaginais de l’âme espagnole. Je les croyais venues du plus profond cancionero tradicional et j’ignorais que les paroles étaient de Federico García Lorca. En voici un écrit sur le genre musical du jaleo. On peut traduire ce mot par « raffut, pagaille ».
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30 décembre 2025, par René Merle
A l’an que vèn, e se siam pas mai, que siguem pas mens !
À l’an qui vient, et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins !
Ainsi, la vieille invocation annuelle en langue d’Oc tente-t-elle de conjurer un sort, que nous savons pourtant inévitable...
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27 décembre 2025, par René Merle
Comme chaque année, en cet ultime bout d’an, et en gage d’espérance, je vous propose cet hymne de combat et de courage, chanté par Tosca, ce Bella Ciao résistant et si galvaudé aujourd’hui, mais si tonique en ces temps de désillusions et de bourrage de crâne.
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24 décembre 2025, par René Merle
Heureusement que les États-Unis sont là pour nous sauver, preuves à l’appui !
Ils nous ont sauvé des terribles armes chimiques dont Sadam Hussein nous menaçait.
Aujourd’hui, ils vont nous sauver du Big Boss de la drogue, le vénézuélien Maduro, qui, c’est bien connu, empoisonne l’Amérique, et Marseille.
Il faut que ça passe ou ça casse... En l’occurrence ça risque encore une fois de casser.
De Bush à Trump, on ne peut que louer la sagacité, l’humanisme et l’intrépidité de nos amis (…)
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22 décembre 2025, par René Merle
Cet article a d’abord été publié sur le site de l’Association 1851. http://www.1851.fr
Je viens de lire avec grand intérêt et grand plaisir le tout récent ouvrage de l’éminente historienne (et adhérente de notre Association) Françoise Mélonio : Tocqueville, (NRF biographies Gallimard, 2025). Une biographie de plus, me direz-vous. À quoi bon ? Les biographies de Tocqueville, père du libéralisme politique, abondent dans les bibliothèques et sur Internet. On croit savoir tout de cet enfant (…)
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20 décembre 2025, par René Merle
Les Belles Âmes qui depuis si longtemps avaient les yeux de Chimène pour le protecteur étatsunien n’en reviennent pas. Trump nous abandonne et méprise… Ses dernières déclarations justifient cette vieille méfiance à l’égard des USA que nos élites vilipendaient en la traitant d’antiaméricanisme primaire. Ce qui m’incite à radoter sur mes souvenirs de prime jeunesse (je suis né en 1936), soit des lendemains de la Libération au milieu des années cinquante, dans le contexte de l’atlantisme et de (…)
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15 décembre 2025, par René Merle
J’évoquais récemment, à propos de la menace de guerre, la position sur la guerre d’un de nos plus médiatiques intellectuels institutionnalisés [1], qui nous prouve une fois de plus s’il en était besoin, que quand ces spécialistes parlent hors de leur spécialité, ils sont le plus souvent les reflets et les tenants de de l’idéologie dominante.
Dans cette période anxiogène, ils jouent pour la classe moyenne éduquée et cultivée le rôle que jouent les fameux influenceurs des réseaux sociaux (…)
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10 décembre 2025, par René Merle
Ces derniers jours, en consultant les gazettes nationales sur le petit écran, mon français s’est enrichi des mots suivants que l’on me proposait sans traduction, ce qui, à l’évidence, sous entendait que je ne pouvais que les connaître, ce qui était loin d’être le cas :
Barebacking
Bottom up
Deep learning
Catch up culture
Hub de retour
Jegging
Resting Rich Face
Riding
Scrolling
Tradwife
Tregging
Et j’en passe.
Si vous êtes moins ringards que moi, ce qui ne serait pas difficile, (…)
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6 décembre 2025, par René Merle
Tout doit avoir une fin, disait la copla récemment citée [1], et en la citant, je pensais que cela s’appliquait parfaitement à ce site, que j’ai si souvent la pulsion d’arrêter, tellement m’apparaît l’inanité de ce genre d’entreprise devant le chaos du monde.
Et donc, je me disais que ce serait opportun de faire coïncider la fin de l’année avec la fin de ce site.
Mais voilà qu’après la lecture du Figaro de ce 6 décembre, je ne me dis qu’en toute honnêteté je ne pourrais pas abandonner (…)