Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
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29 décembre 2020, par René Merle
Ovide, Les métamorphoses. Texte établi par Georges Lafaye. Emendé, présenté et traduit par Olivier Sers ; Les Belles Lettres, 2009.
Livre 15 – 165-185
Le samien Pythagore, exilé à Crotone, dispense son enseignement :
Tout change, rien ne meurt. Le souffle de la vie, Errant ici ou là, vagabondant, se fixe Dans les corps à son gré, passant du fauve à l’homme Ou bien de l’homme au fauve, et ne périt jamais. Comme la cire en formes neuves façonnée N’est plus ce qu’elle fut, et changeant (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Relisons Péguy Cf. : Péguy le nouvel âge Péguy dénonçait l’avènement du monde qui ne croit plus rien, et espérait, malgré tout, l’apparition d’une mystique nouvelle, sans préciser laquelle, sinon qu’elle fasse de l’homme un être désaliéné... Mort au combat en 1914, Péguy n’a pas pu vivre la naissance et l’essor de cette nouvelle mystique qui a embrasé des millions d’opprimés, et des millions de justes : le communisme. À son tour, la mystique communiste a disparu, remplacée partout, ou (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’évoquais récemment dans l’article Kundera et l’Histoire Manuel Vals pourfendant la « culture de l’excuse ». Ce qui m’a amené à sortir de son étagère le livre de l’éminent sociologue Bernard Lahire, Pour la sociologie. Et pour en finir avec une prétendue « culture de l’excuse », Paris, La Découverte, « Cahiers libres », 2016. Un ouvrage bref et clair, destiné à tous et non aux spécialistes, qui se présente en réponse au pamphlet de Philippe Val (que nous avons connu à Charlie hebdo, puis à (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Gérard Pavillon a ainsi commenté l’article À propos de Sénèque... et de la philosophie :
" Merci René pour cet article qui m’a particulièrement intéressé. En effet, après avoir été votre élève en 1969, j’ai toujours conservé un intérêt pour la philosophie sous ses diverses formes. Il y a plusieurs années j’avais enfin compris quelque chose à la philosophie grecque en lisant Pierre Hadot. Puis j’avais dû lire avec grand-peine, à l’occasion d’un travail de thèse en informatique, des (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Vous avez peut-être de la peine à vous retrouver dans la surabondance de concepts qui nourrissent le débat contemporain sur l’identité ? Lisez donc d’Élisabeth Roudinesco, Soi-même comme un roi. Essai sur les dérives identitaires (Suil, 2021), et vous y verrez plus clair sur (je cite comme ils me sont venus à la lecture) : « laïcité, liberté de conscience, narcissisme, politiques identitaires, identity politics, sexe, genre, genré, non genré, binaire, non binaire, gender studies, (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’ai lu récemment de Nietzche Nous qui sommes sans crainte, écrit à la veille de la crise finale et de l’effondrement irréversible. Présentation de l’éditeur : « Ajouté en 1887 aux quatre livres déjà publiés en 1882, le cinquième livre du Gai Savoir s’intitule Nous qui sommes sans crainte. De quelle peur Nietzsche s’est-il donc libéré ? Notamment de celle qui terrassa l’insensé du paragraphe cent vingt-cinq, à l’annonce de la mort de Dieu et à l’impératif d’en prendre la mesure. Si la chute (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’écrivais dans l’article À propos de Sénèque... et de la philosophie : "Même s’il inspira Diderot qui le révérait (j’y reviendrai), Sénèque le stoïcien ne me semble guère avoir été un modèle de vie, sinon pour les jouisseurs et les opportunistes politiques." Pourquoi alors cette admiration de Diderot ? Dans un ouvrage paru en 1778, Diderot explique les raisons de sa vénération (qui est loin d’être partagée par tous les philosophes du temps), et justifie le rôle du philosophe conseiller (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’ai un peu « enrichi » la rubrique φιλοσοφία ces derniers temps, notamment avec : Rousseau, le jargon philosophique et la métaphysique À propos de Sénèque... et de la philosophie Encore sur la philosophie
Et voici une suite :
Robert Maggiori, À la rencontre des philosophes. 100 chroniques de "Libération", Bordas, 2005. Il m’arrive souvent de butiner dans ce livre, car il me montre l’immensité de ce que j’ignore en matière de vraie philosophie. Mais, convaincu que je suis de vivre à une (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
Les gazettes sont emplies des signes de déprime d’anxiété (écologique, militaire, sociale, sécuritaire) qui font que beaucoup se détournent de l’information pour se retrouver dans le seul quant à soi. Ce qui m’a fait repenser à la présentation faite par l’éditeur français de l’ouvrage de l’historien et sociologue étatsunien Christopher Lasch (Climats, 2008), Le Moi assiégé : Essai sur l’érosion de la personnalité, ouvrage à la complexe documentation sociologique, psychologique et (…)
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29 décembre 2020, par René Merle
J’évoquais Machiavel dans ce dernier billet : Pauvre France... dans le jeu des puissances. Je reprends donc à propos de Machiavel les quelques lignes d’un blog antérieur, écrites fin 2008 au lendemain même de la publication de l’ouvrage de Denis Collin, Comprendre Machiavel : « Machiavélique » renvoie bien sûr à la légende noire de Machiavel, et au panthéon des fourbes, prêts à toutes les hypocrisies pour parvenir à leurs fins. « Machiavélien » est une épithète noble pour désigner la vision (…)