Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
19 avril, par René Merle
Alors bon, nous voici maintenant avec un Marx écolo. Depuis longtemps, en Italie, comme l’écrivait le philosophe Costanzo Preve, "Il est des "marxistes" qui ont détaché Marx de la théorie de l’exploitation capitaliste pour en faire une espèce de prophète écologiste de la globalisation." Eh bien il semble que nous en sommes là maintenant en France. Des ouvrages nombreux nous invitent à découvrir le marxisme écologiste, ce qui nourrit évidemment les polémiques dont est friand le petit monde (…)
-
18 avril, par René Merle
La presse bien-pensante a eu beau jeu ces derniers temps de pointer l’ignorance historique de jeunes élus municipaux LFI, « racisés » ou pas. Tel élu marseillais, au cours d’un débat, admet ne pas vraiment savoir qui était Pétain. Tel nouveau maire de la banlieue parisienne qui fut rouge admet ne pas trop savoir qui était Hitler. Ce qui m’amène à un double constat. En premier lieu, sans pour autant dédouaner ces jeunes élus LFI de leur ignorance, il faut bien constater qu’elle s’inscrit (…)
-
17 avril, par René Merle
Que diront les historiens de l’écheveau de données sociales, économiques, culturelles, politiques, qui structurent la France d’aujourd’hui, et de ce qu’elles engendreront ? Nous ne sommes guère en mesure de le savoir. Nous avons le nez sur la vitre et, au gré de nos humeurs, de nos opinions et de nos sources d’information, nous ne voyons en fait pas plus loin que notre quotidien. De cette immédiateté, tirons d’abord le fil du vécu, dans un pays où la crise mondiale n’est pas sans (…)
-
16 avril, par René Merle
En complément à l’article Après la mort ?
Le veux chef de guerre protestant, désillusionné et ostracisé, ouvre ainsi son magnifique ouvrage Les Tragiques, données au public par le larcin de Prométhée. Au Dezert, par L.B.D.D , 1616 :
« L’autheur à son livre
Va, Livre, tu n’es que trop beau Pour estre né dans le tombeau Duquel mon exil te delivre ; Seul pour nous deux je veux perir : Commence, mon enfant, à vivre, Quand ton pere s’en va mourir. Encores vivray-je par toy, Mon filz, comme (…)
-
15 avril, par René Merle
À la fin de la Seconde République, Reims est une active ville commerçante et industrielle, notamment grâce à l’industrie lainière, et aussi une ville de garnison. La crise économique de 1847 l’a frappée durement, des milliers d’ouvriers sont au chômage ou employés provisoirement sur des chantiers municipaux de terrassement. La misère est grande. Il n’est pas question ici de refaire l’histoire de Reims sous la Seconde République, amplement documentée par Georges Boussinesq et Gustave Laurent, (…)
-
14 avril, par René Merle
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus. Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases. Je ne les ai poursuivies (…)
-
13 avril, par René Merle
En 1906, Frédéric Mistral publie chez Plon un ouvrage de souvenirs de jeunesse en provençal, Moun espelido. Mémòri e raconte de Frederi Mistral, et il en donne, toujours chez Plon, une traduction française : Mes origines. Mémoires et récits de Frédéric Mistral (traduction du provençal). Les deux ouvrages sont consultables chez Gallica. Dans une rapide incidente, il évoque le coup d’État de 1851 :
« Comme une bombe, dans l’entrefaite de ce prodrome de Mireille, éclata la nouvelle du coup (…)
-
13 avril, par René Merle
Du Blanc et du Bleu, deux couleurs qui me renvoient à la fois à la Grèce, à Marseille et à Israël, bien qu’il n’y ait rien de commun entre l’héritage des Ioniens de Phocée et celui de David. Le drapeau grec est né de la guerre d’indépendance contre les Ottomans (1821-1829) : le bleu symbolise le ciel et la mer, le blanc la pureté de l’indépendance, et la croix, évidemment, signifie évidemment l’attachement à l’église orthodoxe. Et les neuf bandes bleues et blanches horizontales (…)
-
11 avril, par René Merle
Les mois derniers nous ont offert deux exemples de la précipitation des Belles Âmes, précipitation démentie par les faits, qui révèle une ingénuité ou plutôt un regrettable a priori idéologique.
Ainsi, le 17 février, à l’initiative de Éric Ciotti et de la conférence des présidents, et avec l’aval de Mme Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, une minute de silence a été observée par l’Assemblée nationale, cinq jours après l’agression mortelle du militant d’extrême-droite Quentin Deranque. (…)
-
9 avril, par René Merle
Sans le moins du monde y adhérer, j’ai toujours été ému par le naïf propos que le grand chansonnier marseillais Victor Gelu prêta au vieux pâtre Cassian dans Lou credo de Cassian, (novembre 1854).
A peri tout entié, qué servirié dé neisse ! Dieou, qué li vi tan lun, nou forgé pa per ren : En mouren regrïan ; l’ome, quan dispareisse, Va pupla leis estèlo oou foun doou firmament !
Traduction par Gelu :
A périr tout entier que servirait-il de naître ! Dieu, (…)