Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
7 avril, par René Merle
J’avais en son temps donné ce poème dans sa graphie originale, tel que l’écrivis Du Bellay à propos de son séjour à Rome qui se survit tristement de ses ruines. La déploration de sa ruine, comme dit le sous-titre...
C’était une démarche qui a rebuté bien des lecteurs.
Voici donc ce poème dans sa présentation moderne, une des plus belles et mélancoliques méditations sur le flux du temps :
Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’aperçois,
Ces vieux palais, ces (…)
-
5 avril, par René Merle
Il m’arrive, en discutant avec des amis, de leur dire que l’implosion de l’URSS a ouvert la porte au capitalisme le plus débridé, en laissant Reagan et Mme Thatcher proclamer : « There is no alternative » (TINA), soit « Il n’y a pas d’autre choix ». URSS ? Voilà un mot qu’il ne fait plus bon prononcer sous peine d’être accusé de cécité historique, voire de collaborationnisme avec une des pires tyrannies de l’Histoire. C’est bien que j’ai encore ressenti ces derniers jours en lisant sur le (…)
-
4 avril, par René Merle
En commentaire à l’article Municipales, Toulon et le RN, Jean-Paul Damaggio m’avait écrit : « Autrefois, marxisme aidant, nous pensions que l’avenir nous appartenait mais depuis des années nous vérifions qu’il appartient au FN-RN. Après chaque élection le même scénario : ouf le FN-RN est bloqué sauf que lui c’est un bloc, il a le temps, quand les autres, et nous avec, on est en miettes et avec des miettes on ne fait pas de pain. Comment retrouver la recette du pain ? » J’essaierai (…)
-
3 avril, par René Merle
Ce site abonde en réflexions sur le lien entre le passé et le présent.
En ce domaine, une des sources les plus stimulantes a été pour moi la lecture du philosophe allemand Ernst Bloch, marxiste non orthodoxe, qui proposa le principe de non- contemporanéité en 1935, alors qu’il tentait de comprendre comment le national-socialisme était arrivé au pouvoir [1].
Au-delà de la collusion évidente entre le grand capital et le nazisme qui porta Hitler au pouvoir, il étudia la rémanence de (…)
-
1er avril, par René Merle
On s’étonnera peut-être de me voir ces derniers jours n’évoquer qu’Anna de Noailles [1] ou le théologien Arius [2], alors que le monde s’embrase et que notre vie politique s’enlise.
Rassurez-vous (si besoin était), en l’occurrence vous ne perdez rien pour attendre.
Mais comme je ne suis ni politologue ni géo-politologue, il faut bien convenir que ce qui sous tend ce site tient moins à une information sur l’état du monde et celui de la France (vous avez amplement de quoi vous informer par (…)
-
1er avril, par René Merle
Suis-je arianiste ? Je ne dis pas : « Suis-je aryen ? », question que posaient les salauds qui nous dominaient entre 1940 et 1944 pour savoir si vous aviez ou pas le droit de vivre. Rien de « racial » dans ma question. Je pense seulement au théologien byzantin Arius, qui niait l’égalité de substance du Fils avec le Père, et ne considérait Jésus, Fils de Dieu, que comme une nature subordonnée, comme la nôtre. Mes parents instituteurs, baptisés sans l’avoir demandé, n’ont pas jugé bon de (…)
-
25 mars, par René Merle
Quand j’étais lycéen, je n’étais pas du tout sensible au lyrisme de la très aristocratique, très mondaine (au bon sens du mot) et si cultivée Anna de Noailles, car l’exploration des thèmes si classiques de l’amour, de la nature, de la vie et de la mort ne correspondait pas (encore) à ma découverte impatiente de la vie, autrement que par l’alexandrin. Voyez ce qu’elle en disait en 1920 : « Pourquoi écrivez vous ? » "Littérature", 1920.
Bien longtemps après, il m’arrive pourtant maintenant (…)
-
23 mars, par René Merle
Voulant me faire plaisir, des familiers correspondants m’ont écrit, dès les résultats du 22 mars au soir : « Bravo ! Toulon échappe au RN ! Tu dois être heureux… »
Je ne le suis guère. Avec une forte abstention, le RN n’a été battu que par l’apport de voix d’une gauche réduite à la portion congrue. L’électorat FN demeure plus impressionnant que jamais. Et la droite désormais réunie va continuer à gérer la ville (il faut croire que cela ne déplaît pas aux électeurs).
Mais dans la ceinture (…)
-
20 mars, par René Merle
Quelle angoisse (?) sur nos terres varoises, Toulon, La Seyne, la Valette (pas l’élue, la ville)… Les caciques de la droite plus que menacés par le RN mendient les pourtant faibles voix d’une gauche sur laquelle ils n’ont cessé de cracher. Et la dite gauche de se précipiter dans ces bras grands ouverts, histoire de sauver la République, quitte à se retrouver demain toute seule et méprisée dans son coin. Bref, vive la politique ! Mais venons-en au plan national : Nos augures télévisuels et (…)
-
20 mars, par René Merle
Victor Hugo, « Bêtise de la guerre », L’Année terrible, 1872.
Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,
Berceuse du chaos où le néant oscille,
Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,
Toute pleine du bruit furieux des clairons,
Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,
Hideuse, entraînes l’homme en cette ivrognerie,
Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,
Où flotte une clarté plus noire que la nuit,
Folle immense, de vent et de foudres armée,
À quoi sers-tu, géante, à (…)