Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
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28 décembre 2020, par René Merle
En Juillet 2007, j’ai eu le plaisir d’être convié à participer (bénévolement, cela va sans dire) comme « témoin » au tournage de « Drôle d’accents », qui brasse en 52 minutes informations et témoignages sur le passé, le présent, et l’avenir des accents français. Ce film du réalisateur Marc Khanne est passé en 2008 en salles, festivals, sur des antennes régionales du grand Sud. On peut aussi naturellement en commander le DVD.
J’ai eu ainsi le double plaisir de découvrir très sympathiquement (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
J’avais déjà publié ce billet sur mon précédent blog, mais, pour qui en ignorerait, et surtout pour les nouveaux lecteurs, je le redonne aujourd’hui.
Des centaines de langues meurent chaque année, non pas vraiment dans l’indifférence, (car nombreuses sont les protestations et les tentatives de salut, internet aidant), mais dans le sentiment de l’inexorable. On peut tout au plus retarder le désastre (ou, selon le point de vue opposé, se féliciter de la victoire de langues de grande (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Un an avant sa mort, Baudelaire fait publier anonymement un recueil de pièces où figurent notamment les pièces des Fleurs du Malcondamnées par la censure. Les épaves, à Amsterdam, à l’enseigne du coq, 1866. L’ouvrage est illustré par une eau-forte frontispice de l’ami de Baudelaire, Félicien Rops . Nous y trouvons aussi ce court poème qui illustre l’admiration du poète pour l’artiste, telle que nous avons pu la découvrir : Cf. : Baudelaire, sur Daumier
Vers pour le portrait de M. Honoré (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Vous ne connaissez peut-être pas le superbe site de l’Université de Rouen : http://flaubert.univ-rouen.fr Il donne notamment la totalité de la correspondance de Flaubert, qui sera reprise en cinq volumes dans la Pléiade. Pour vous mettre en appétit, j’en extrais cette lettre à son amie la poétesse Louise Colet, lettre bien connue des spécialistes, mais que je redonne ici, pour tous et pour le plaisir. Flaubert a alors 32 ans et peut vivre de ses rentes dans son refuge de Croisset, à quelques (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Je lisais sur l’excellent site de la bibliothèque de Lisieux quelques textes de Baudelaire, et notamment : L’ École païenne (in La Semaine théâtrale, janvier 1853). En voici un extrait : « Il s’est passé dans l’année qui vient de s’écouler un fait considérable. Je ne dis pas qu’il soit le plus important, mais il est l’un des plus importants, ou plutôt l’un des plus symptomatiques. Dans un banquet commémoratif de la révolution de Février, un toast a été porté au dieu Pan, oui, au dieu Pan, (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
"LE MASSACRE", PAR FELICIEN CHAMPSAUR, PARIS, DENTU, 1885.
Félicien Champsaur (1859-1934). Né dans les Basses-Alpes [1859], et vite « monté » à Paris, familier du Club des Hydropathes de Goudeau, et du Chat Noir montmartrois, Félicien Champsaur y devient aussitôt une figure de la vie littéraire parisienne. En 1885, le jeune journaliste et déjà romancier, du haut de ses vingt-six ans, ne témoigne d’aucune indulgence pour tout ce qui peut se dire, s’écrire, se créer dans la capitale. (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Il est frappant de constater que, dans les célébrations actuelles de la Commune de Paris (qui oublient un peu trop les différentes Communes de province), l’accent est mis sur l’action politique et sociale de l’entreprise, alors qu’un de ses aspects majeurs est ce communalisme qui, sous des formes différentes, court depuis la Restauration. La Commune maîtresse chez elle… À cet égard, l’œuvre d’Augustin Thierry peut être considérée comme initiatrice de ce courant de pensée multiforme, (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Vous avez déjà pu rencontrer le libertaire Han Ryner (1861-1938 sur ce site. Voici ce qu’il écrit dans un ouvrage de 1904 sur la jeunesse éduquée, base de la dominance d’une intelligentsia sans autres principes que l’ambition personnelle. Si j’avais retiré de ce texte quelques noms propres, il n’aurait pas été impossible de croire qu’il s’agissait du ghetto arriviste et sans principes qui aujourd’hui fait l’opinion et parasite la vie politique.
« CHAPITRE XII
Demain
La plupart des (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Je m’aperçois que je n’avais pas repris sur ce site un article de mon ancien blog Je redonne donc ici ce texte magnifique de Baudelaire, texte hélas plutôt occulté, mais est-ce bien innocent ?
« Je veux parler maintenant de l’un des hommes les plus importants, je ne dirai pas seulement de la caricature, mais encore de l’art moderne, d’un homme qui, tous les matins, divertit la population parisienne, qui, chaque jour, satisfait aux besoins de la gaieté publique, et lui donne sa pâture. Le (…)
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28 décembre 2020, par René Merle
Cf. : Béranger, la langue et le peuple
Voici, extraite des Œuvres complètes de P.J. de Béranger, Paris, Perrotin, M DCCC LVI, une "Notice" qui évoque la jeunesse du chansonnier et son rapport à la langue. "Tantôt il saluait avec transport le jeune Chateaubriand et le Génie du Christianisme, ce grand livre qui précédait le retour de l’Évangile ; tantôt il revenait sur l’admiration des poëtes admirés de son temps, et il tenait tête à ce triomphant abbé Delille, qui passait, au commencement (…)