Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
28 décembre 2020, par René Merle
Cf. : Poésie, prose poétique, ou prose prétentieuse en « vers libres » ?
Dans une fosse comme un ours Chaque matin je me promène Tournons tournons tournons toujours Le ciel est bleu comme une chaîne Dans une fosse comme un ours Chaque matin je me promène
Apollinaire, Alcools, 1913
La belle mécanique envoûtante des octosyllabes rimés mais, innovation majeure du poète, non ponctués… On comprend que le jeune Aragon y ait bientôt puisé.
Quel contraste avec le portrait du poète par son (…)
-
28 décembre 2020, par René Merle
Je ne peux pas dire que la poésie de François Coppée soit ma tasse de thé. Mais enfin, elle a eu en son temps un immense succès populaire, ce qui n’est pas rien, et, à certains égards, même si cela peut vous faire sourire, elle me touche. Ainsi quand elle évoque ce temps suspendu de la banlieue il y a si peu encore territoire rural au-delà des fortifications, et désormais déchue, promise au prolongement de la Cité, refuge provisoire étrangement romantique duquel l’on peut contempler Paris. (…)
-
28 décembre 2020, par René Merle
N’oublions pas le jeune Verlaine saluant les insurgés de luin 1848 et ceux de la Commune de Paris : Verlaine - "Les Vaincus". Mais voici le regard global sur son oeuvre qu’a donné Han Ryner en 1904 (Verlaine est mort en 1896).. J’ai déjà évoqué, à propos de Campdoras, la riche personnalité de l’écrivain et philosophe libertaire Han Ryner [1861-1938]. Campdoras avait de qui tenir Han Ryner, de son vrai nom Ner, 1861-1938 – Ses parents étaient des Roussillonnais émigrés en Algérie où il est (…)
-
28 décembre 2020, par René Merle
J’ai évoqué récemment, Monsieur Bergeret à Paris le roman d’Anatole France, paru en 1901, dans lequel le professeur Bergeret exprime souvent, en fait, les opinions de l’auteur. Cf . : Anatole France, "Monsieur Bergeret à Paris" et l’Affaire Dreyfus.. À l’orée de ce siècle, Anatole France, l’ami de Jaurès, sans illusions sur la nature humaine, n’envisage pas moins, prudemment, un avenir, fort lointain, de progrès et de coexistence pacifique. Voici par exemple ce qu’il écrit dans le chapitre (…)
-
28 décembre 2020, par René Merle
Un refus de catégorisation qui en dit long sur l’adhésion de l’homme à l’œuvre, dans le seul vecteur de la création...
Baudelaire, Les Fleurs du mal, épreuve d’imprimerie, première édition 1857 (Gallica) :
" Que penseriez-vous de supprimer le mot poësies ? quant à moi cela me choque beaucoup "
et en bas de page : " Il est clair que les fleurs du mal sont des poésies. Le mot par remplaçant le mot poésies serait (ferait ?) beaucoup mieux "
-
28 décembre 2020, par René Merle
Dans un échange sur l’article Séparer l’homme et l’œuvre ? et des limites des biographies..., Gérard Pavillon me dit de Baudelaire : « lui qui rabaissait les femmes plus bas que terre leur a dédié parmi ses plus beaux poèmes.
Je relis souvent "Les Petites Vieilles" car c’est l’un des plus beaux poèmes d’amour que je connaisse. Pour Baudelaire finalement c’est l’œuvre qui sauve le bonhomme ! »
En effet…
Allez donc y voir :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petites_Vieilles
-
28 décembre 2020, par René Merle
Zola mourut dans la nuit du 29 septembre 1902, asphyxié par des émanations toxiques provenant de sa cheminée. Mort plus que suspecte, compte tenu de la haine suscité par son engagement décisif dans la cause de Dreyfus depuis 1898. Un de ses compagnons de lutte, Anatole France lui rendit cet hommage 5 octobre 1902. On a peine à imaginer dans quel climat de haine nationaliste, antisémite, anti intellectuels dreyfusards, que se situe cette séquence. À noter que parmi les redingotes et hauts de (…)
-
28 décembre 2020, par René Merle
Dans son commentaire à un récent billet consacré à Xavier de Ricard, le Comte Lanza nous a fourni une très intéressante documentation sur les rapports entre Verlaine et Xavier de Ricard.
Cf. : L’article le moins lu : Xavier de Ricard, littérature socialiste et naturalisme
Du coup, j’ai relu le poème que j’avais placé sur ce site il y a quelques mois, où le jeune Verlaine, ami de Xavier, honorait les insurgés vaincus de juin 1848, et ceux de la Commune.
Verlaine - "Les Vaincus"
-
28 décembre 2020, par René Merle
J’ai revisité pour les lecteurs de ce site les articles les plus consultés dans chaque catégorie depuis sa création. Mais dans ces centaines d’articles jetés ici à la Bouvard et Pécuchet, il faut aussi penser aux articles les moins consultés ceux qui n’ont eu que quelques lecteurs, voire des lecteurs à compter sur les doigts d’une main. Mais le record est battu par celui-ci, qui n’a eu aucun lecteur, à part moi…
La Revue socialiste de Benoît Malon (numéro 2, février 1880), publie ce texte (…)
-
28 décembre 2020, par René Merle
Je l’ai souvent évoqué dans mes blogs précédents, mais je ne m’en lasse pas. Ainsi, dans Choses vues, Hugo (académicien depuis 1841), relate son son échange décapant avec le philosophe alors quasiment officiel Victor Cousin. « Académie française – séance d’hier, 23 novembre 1843 M.NODIER. – L’Académie, cédant à l’usage a supprimé universellement la consonne double dans les verbes où cette consonne suppléait euphoniquement le d du radical ad. MOI. – J’avoue ma profonde ignorance. Je ne me (…)