Présentation
On pourra toujours dire tout le mal possible d’Internet, mais je mesure l’immense champ d’échanges qu’il offre, en découvrant la multitude de sites et blocs thématiques proposés par des gens intelligents, engagés, informés, réfléchis, qui dominent un océan de micro-ghettos voués à la conviction assénée entre convaincus.
Je ne peux que constater que mes vaticinations politico-culturelles hétéroclites et sans prétention ne s’inscrivent dans aucune de ces deux cases.
Je ne les ai poursuivies depuis 2014 que parce qu’elles étaient une des raisons de mon plaisir à vivre et parce que je pensais qu’elles pouvaient être utiles, au-delà du modeste cercle de mes happy few, comme on dit en provençal.
Las, les logiciels (comme l’on dit aujourd’hui) qui soutenaient ma vision du monde sont grandement obsolètes, au vu des mutations de notre société et de celles du monde.
La lecture de ce site vous en dirait évidemment largement sur ce qu’étaient ces logiciels ...
Pour s’y retrouver, le lecteur pourra aller directement à "Plan du site" et à "Mots clés".
Bonne lecture.
Derniers articles
Articles les plus récents
-
27 décembre 2020, par René Merle
Plaute, l’initiateur de la formule, la complétait par un rassurant « quand on ne le connaît pas »… Précaution balayée par Hobbes qui, comme tant d’autres, loin des apologistes du Bon sauvage, pointait le rôle nécessaire de l’État pour nous permettre une vie supportable en commun, entre « loups » potentiels.
J’ai donné récemment un billet où le jeune Marx, non sans imprudence (nous en discutons entre adultes confinés), évoquait « la bonté naturelle de l’homme ». Il est vrai qu’il ne (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
En 1670 Baruch Spinoza publie son Traité théologico-politique, longuement médité depuis 1665. Il y envisageait de passer au crible de la Raison la théologie et la politique. L’entreprise était-elle possible dans une République qui jouissait depuis 1650 d’une appréciable mais relative liberté de conscience sous l’égide du Grand Pensionnaire de Hollande Johan de Witt ? L’emprisonnement et la mort en prison (1669) du libre-penseur Adriaan Koerbagh montre que non. D’où le prudence de Spinoza, (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
-
27 décembre 2020, par René Merle
Le mythe de Prométhée... et nous
De l’optimisme de Reclus et du Trou noir La toute récente image d’un trou noir
On ne saluera jamais assez Élisée Reclus, géographe, communard, libertaire, écologiste avant l’heure… L’introduction de son ouvrage L’Homme et la Terre est ainsi titrée : « L’Homme est la Nature prenant conscience d’elle-même ». La formule a fait flores, et innombrables sont ceux qui l’ont reprise pour fonder un optimisme que le réel immédiat est bien en peine de leur (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Du grand Tout, éternel et incréé
-
27 décembre 2020, par René Merle
Quand la vision colonialiste eurocentrée parasitait même les anticolonialistes
-
27 décembre 2020, par René Merle
À la fin de son beau recueil de vers galants Les amours de Tristan (1638), où figure notamment le magnifique Promenoir des deux amants, Tristan l’Hermite (1601-1655) a placé ce terrible sonnet désabusé sur le théâtre d’ombres de la vie, une vie que François L’Hermite, sieur du Soliers, dit Tristan L’Hermite, poète romancier et dramaturge français, d’antique noblesse de la Marche, avait dans ses trente sept premières années connu comme enfant de cette Marche, (terre pauvre et déshéritée s’il (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Je reprends ici un billet donné sur ma défunte page facebook. Quelques explications sur cette coupure de presse. Le Premier Mai, journée internationale de lutte pour la journée de huit heures et les droits des travailleurs, était un jour de travail ordinaire, et les appels à la grève de la GGT (socialiste-révolutionnaire alors) n’entraînaient que les ouvriers les plus conscientisés, qui débrayaient au risque du licenciement. Beaucoup se mettaient alors dans ce que l’on appelait « être en (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
« Créature de papier [1] » ou pas, relisons la Belle Cordière, dont j’aimerais tant qu’elle ait vraiment poétisé dans ce milieu du XVIème lyonnais si plein de sève humaniste... et commerçante.
En tout cas, son contemporain le graveur Pierre Woeiriot attesta de sa grave beauté.
Le plus brûlant et le plus beau de ses sonnets, peut-être :
Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que (…)
-
27 décembre 2020, par René Merle
Baudelaire, Salon de 1859[["Curiosités esthétiques", Michel Lévy frères., 1868, Œuvres complètes de Charles Baudelaire, vol. II
" Dans ces derniers temps nous avons entendu dire de mille manières différentes : « Copiez la nature ; ne copiez que la nature. Il n’y a pas de plus grande jouissance ni de plus beau triomphe qu’une copie excellente de la nature. » Et cette doctrine, ennemie de l’art, prétendait être appliquée non seulement à la peinture, mais à tous les arts, même au roman, même (…)